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Syndicat national du caoutchouc et des polymères

Un organisme du CFCP

Matériaux

Des matériaux issus de deux filières d’approvisionnement complémentaires : hévéaculture et pétrochimie

Les caoutchoucs proviennent soit de l’hévéaculture, soit de l’industrie pétrochimique. Ils sont respectivement qualifiés de « naturel » ou de « synthétique ». D’un côté, une matière première renouvelable d’origine agro-industrielle produite à plus de 90 % en Asie du sud-est. De l’autre, une industrie lourde, localisée dans les pays occidentaux et en Asie, synthétisant principalement à partir de dérivés du pétrole, de nombreuses catégories de caoutchoucs.

 
Une logique de complémentarité
 
Ces deux filières de production sont complémentaires. Le choix entre ces deux grandes familles de caoutchoucs s’effectue avant tout pour des raisons des raisons techniques, et marginalement pour des raisons économiques.
 
Si les caoutchoucs naturels sont difficilement remplaçables pour certains usages (pneumatique avion ou poids lourd, support moteur, préservatif…) par des synthétiques, l’inverse est également vrai. En effet, les caoutchoucs synthétiques ont certaines propriétés que n’ont pas « les naturels » et vice-versa.
 
Certains produits complexes, tel le pneumatique, associent plusieurs caoutchoucs. Le IIR (butyl) est présent dans le revêtement intérieur assurant par son imperméabilité l’étanchéité à l’air. Le NR (natural rubber) se retrouve dans la carcasse et les ceintures (collant et cohésion à cru, moindre échauffement en service) ; il est associé aux BR et SBR (butadiène rubber / styrène-butadiène rubber) dans la bande de roulement et les flancs (adhérence, résistance à l’usure et au déchirement).
 

Répartition de la consommation mondiale de caoutchouc en 2015
 
 
Image1
La consommation mondiale de caoutchoucs s’est élevée à 27 millions de tonnes en 2015, contre 9,0 millions de tonnes en 1970. Cette production présente un relatif équilibre entre le naturel (46 % des volumes) et les synthétiques (54 %). Cette répartition est plus favorable au caoutchouc naturel que celle observée en 1970, et traduit le regain d’intérêt pour cette matière première d’origine naturelle.
 
Source : IRSG – Base : 26,7 millions de tonnes en 215. NR = natural rubber, SR = synthetic rubber
 
 

Le caoutchouc naturel
 
Le caoutchouc provient du latex, émulsion contenant 60 à 80 % d’eau, qui s’écoule de l’écorce de différentes espèces végétales. Le caoutchouc est localisé dans de petites particules en suspension dans le latex, dont il représente plus de 90 % du poids sec.
 
On compte au niveau mondial plus de 2000 espèces laticifères. Néanmoins, la production de caoutchouc naturel est quasi-essentiellement assurée par l’hévéa (hevea brasiliensis). Il s’agit d’une espèce originaire de la forêt amazonienne, domestiqué à la fin du 19ème siècle et principalement cultivée en Asie du sud-est.
 
 
 

Les principaux pays producteurs de caoutchouc naturel en 2015

Pays
%
Thaïlande
36%
Indonésie
26%
Vietnam
8%
Chine
6%
Inde
6%
Malaisie
5%
Côte d’Ivoire
3%
Myanmar
2%
Brésil
1%
Reste du Monde
6%
Total Monde
100%
Source : IRSG - Base : 12,1 millions de tonnes
 
Les différentes formes de caoutchouc naturel
 
Aujourd’hui le caoutchouc naturel est proposé aux industriels sous deux formes : 
  • Liquide, c’est-à-dire latex concentré à 60 % de teneur en caoutchouc sec,
  • Solide, soit sous forme de feuille fumées RSS (Rebbed Smoked Sheet) ou séchées à l’air chaud compactées en balle de 113 kg, soit sous forme de granulé recompacté après séchage et spécifié techniquement TSR (Technicaly Specified Rubber) en balles de 33 kg sous emballage plastique.
Les caoutchoucs synthétiques
 
Tous les caoutchoucs synthétiques sont issus de la pétrochimie, à l’exception des silicones, caoutchouc d’origine minéral fabriqué à partir de silice.
 
On compte plus d’une quinzaine de familles de caoutchoucs synthétiques différentes. Ces dernières sont regroupées en trois catégories :
  • caoutchoucs à usages généraux (styrène-butadiène rubber, butadiène rubber, polyisoprène de synthèse),
  • caoutchoucs à usage spéciaux (polychloroprène, nitrile, EPDM, butyl…),
  • caoutchoucs à usages très spéciaux de très forte valeur unitaire (silicones, fluoroélastomères, polyacrylates…). 
 
 
Les principaux producteurs mondiaux de caoutchoucs synthétiques
Pays
%
Chine
19%
UE à 28
17%
USA
17%
Japon
11%
Corée
10%
Russie
10%
Taïwan
5%
Brésil
3%
Thaïlande
2%
Mexique
1%
Reste du Monde
5%
Total Monde
100%
Source : IRSG 2015 – Base : 14,5 millions de tonnes
 
La production mondiale de caoutchoucs synthétiques s’élève à 14,5 millions de tonnes en 2015. Cette industrie s’est développée dans un premier temps, lors du second conflit mondial, aux USA, en Allemagne et en Russie. Elle a poursuivi son développement, dans un second temps au cours des années 60 au Japon, puis plus tardivement, au début des années 2000, en Chine. En 2015, 51 % de la production mondiale était localisée en Asie.
 
Les caoutchoucs thermoplastiques ou TPE (ThermoPlastic Elastomer)
 
Il s’agit d’une catégorie de polymères « hybrides » entre les caoutchoucs vulcanisés et les plastiques tant par leur composition que par leurs propriétés.
 
Leur structure résulte toujours d’une association entre deux phases distinctes : phase souple/élastique (de type caoutchouc) associée à une phase à la fois rigide à température ambiante et thermoplastique.
 
Les TPE sont apparus dans les années 1950 sous leurs deux formes principales de fabrication, mélanges physiques et copolymères de synthèse, respectivement : PVC / nitrile et TPU (polyuréthanes thermoplastiques).
 
Ces deux familles de TPE se sont ensuite largement développées et diversifiés en concurrençant à la fois les plastiques souples et les caoutchoucs vulcanisés
 
 

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